26 mai 2008
into the Wild, alias ze grand bleu
On a quitte sans grands regrets les hotes d'Evia, et, je ne sais plus tres bien pourquoi ni comment ca a ete decide, on se dirige vers l'Ouest d'Evia pour y prendre le ferry qui va sur le petite ile de Skyros. C'est tres joli la-bas parait-il. Pour atteindre l'autre cote d'Evia, nous l'avons traversee par la terre, dans les montagnes. Plus on s'enfoncait dans la terre et plus le beauf grec devenait rare. Plus on s'enfoncait dans la terre et plus le temps semblait revenir en arriere. C'etait des petits villages coinces entre deux montagnes avec des petites mamies toutes habillees de noir et des petits papis qui marchaient a cote de leur mule. Seulement des petits papis et des petites mamies, forcement ca fait authentique. Les enfant et les petits enfants ont du partir avec leur belle voiture tuning. En tout cas ces petits villages dans la montagne ressemblent beaucoup plus a l'image qu'on avait de la Grece. Mais bon, l'image s'est vite mise a flotter derriere nous quand on s'est rapproches a nouveau de la cote, parce que les jackies tuning etaient au rendez-vous.
On se pose pour la nuit sur le port de Kimi, et on se debrouille pour acheter un peu de poisson pas trop cher aux pecheurs qui viennent de rentrer. Mijotes au feu de camping gaz avec des petits legumes...succulent. On discute un peu avec deux egyptiens qui travaillent sur un bateau de peche (dont le capitaine est grec, et qui doit plus se sentir peter dailleurs car c'est le seul grec du bateau).
Sur Skyros, on a decide d'y aller en velo et de laisser la voiture a Kimi. Alors on decharge tout, on monte les velos, on clips la remorque de Nolig et on accroche mes sacoches (Encore merci Toons et Tibo si vous passez par la, elles sont vraiment parfaites).
Prendre le bateau, a chaque fois c'est grisant. Arrives sur Skyros, les vieux assis sur les terrasses nous regardent d'un air rigolard avec nos velos. C'est vrai qu'il faut vraiment etre tare pour fair un truc pareil quand meme, s'emmerder a pedaler alors que ca fait longtemps que l'automobile a ete inventee. Bref, on achete 2 tomates, 4 bananes, et du riz dans les feuilles de vigne en boite et hop c'est parti (apres une biere a la terrasse). Le soleil est tombe, il ne fait pas trop chaud et on est motives, alors la pente on l'avale, et on garde la descente pour le lendemain matin, c'est mieux pour commencer. On se pose sur la colline avec vue sur la mer.
Le lendemain, on doit faire un petit demi tour parce qu'on a rate la bifurcation. C'etait bien la peine de se garder la descente! En plus, comme y'en a pas un pour motiver l'autre a se lever le matin, on est parti a l'heure la plus chaude, et on sue a grosses gouttes... La plupart des routes sont des pistes, et on a pas croise une seule voiture depuis le debut (et ca va encore durer un moment). Au sommet de la cote (ouf) on fait une petite pause a cote d'une des multitudes de chapelles qu'on peut trouver en Grece. C'est plutot tres joli par ici et on se dit que c'est un bon endroit pour bruler le cierge qu'on avait promi a Marika. Si ça marche tu devrais habiter dans ta maison quand on revient. J'en ai brule deux autres, maıs j'avoue qu'avec toutes ces icones qui te surveillent d'un air triste et severe pour te rappeler que t'es dans la maison de dieu, j'avais l'impression de faire un geste un peu denue de sens. De toute façon le gardien de la chapelle avait cadenasse la boite pour faire les dons, alors l'bon Dieu il a pas de raisons de ne pas exhausser nos voeux.
Pendant les deux jours suivants on a campe sur une petite plage, dans le village d'Atsitsa. Il y a un centre de Yoga avec plein d'anglais qui on l'air plutot hysteriques, mais pas mechants. La famille grecque qui tient le petit bar-restaurant est souriante. Le pere est pecheur mais il y a trop de vent pour aller en mer, alors c'est pas encore aujourd'hui qu'on va manger du poisson... Ho est puis merde, on craque on se paye des frites et du poisson dans leur resto. Nolig a trouve 3 bouts d'hameçons tout rouilles sur une plage en venant ici, et on va demander (un peu honteux) au bar si on a des chances de choper quelque chose avec ça. Les pecheurs prennent tres a coeur leur role de pecheur, et on sent bien qu'il faut les laısser gerer la situation, alors avec trois noeuds savants sur un bout de ligne qu'ils nous donnent de bon coeur, on est pres a massacrer des bigorneaux innocents pour appater les poissons qu'on voudrait bien voir dans notre assiette. Au bout d'une minute ça mord, au bout de cinq Nolig en tire un de l'eau. On est tellement contents qu'on le rejette a la mer. C'est comme ca qu'on a gache notre chance du debutant. Encore du riz aux pates pour ce soir... C'est pendant qu'on pechait tranquillement qu'un vieux bonhomme gesticulant est venu nous voir en parlant grec. Peut etre qu'il vient nous dire que c'est dangereux de rester ici. Peut etre qu'il connait l'endroit ou des poissons enormes mordent a tous les coup.
"heu... sorry we don't speak greek..."
"Ok, any langage! it is forbidden to camp here, it is forbidden to make fire, it is forbidden, it is forbidden!"
"but we just sleep on the beach, we don't make fire, and we had problems with nobody..."
"Yes but if you stay I will call the police!" Et le gentil monsieur s'en alla sans aucune autre explicatıon. Surement un patron d'hotel fruste de voir qu'on ne lui rapportais pas un sous, et qu'en plus on dormait par terre sur la plage et ça c'est bizarre. Surement aussi qu'on devait fumer du gingembre la, ou j'sais pas quoi.
Nolig aurait voulu lui dire "I hit my balls" mais je crois pas que ce soit la bonne traduction de je m'en bat les couilles... Si tu passes par la, mon anglaise de Maman, peut etre que tu pourras nous dire, ça peut toujours servir.
Yona.
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